Dans les couloirs du métropolitain par Marcelly

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Dans les couloirs du métropolitain a été enregistré par Marcelly  en 1918 :
se rendant à leur travail, deux jeunes gens se croisent dans les couloirs du métro. C’est le coup de foudre. A partir ce jour on voyait les deux amoureux qui ,sans s’offusquer des regards moqueurs, échangaient des sourires et des baisers câlins.
Un peu plus tard, la jeune ouvrière change d’atelier. Moins pratique, elle arrive en retard, néglige son ouvrage et risque de se faire renvoyer.
Sous les conseils « d’un ami », elle plaque son amoureux.
Celui-ci est très triste alors que la grisette, avec ses amies d’atelier, court  soir et matin vers les plus fous béguins du métropolitain.

L’enregistrement se termine sur cette triste fin.

Mais il existe un dernier couplet non chanté par Marcelly :
quelques mois plus tard les deux tourtereaux se rencontrent à nouveau.
La jeune fille en pleure demande pardon à son amoureux transit :
Le coeur vibrant d’amour 
Ils refir’nt tour à tour 
Le beau serment de s’adorer toujours 
Et c’est ainsi chaque jour dans Paris 
L’amour brise les coeurs, les réunit 
Le soir comm’ le matin 
Dans les couloirs du métropolitain.

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Le petit Marcel Turmel naît en 1882 à Petit-Couronne à  coté de Rouen.
Il aime la musique, rentre dans des cercles musicaux de Rouen.

En 1900 , il ‘monte’ à Paris  et  compléte son éducation musicale au Conservatoire. Il prend alors le nom de Marcelly.

Il débute à Parisiana, puis aux Buttes-Chaumont, puis signe un contrat avec la Gaîté-Rochechouart  et rentre en parallèle chez Pathé-Frères en 1908.

Il ne compose pas, mais interprète  de nombreux genres: la mélodie, la chanson patriotique, exotique, …

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Ses contrats se succèdent en France jusqu’à la déclaration de guerre: La Gaîté-Montparnasse, l’Alcazar de Marseille,  la Gaité-Rochechouart et enfin l’Empire.

Il est mobilisé et est blessé sur le front. Il continue sa vie d’artiste dès 1917 où il est à l’Européen.

C’est la période des tournées: Toulouse (1918), Brest (1919), Grenoble (1919), Marseille (début 1920), Nîmes.  Le Palais-Montparnasse à Paris (1921), puis  en Europe: Belgique, Roumanie, Afrique du Nord.

En 1932,  Marcelly cesse définitivement le métier de chanteur.

Il décédera en février 1966 et sera enterré à Sainte-Marguerite sur Mer .

Il laissera de sa carrière de chanteur une oeuvre impressionnante de disques Tous édités chez Pathé :

  • Au catalogue Pathé de 1917: 74 titres
  • celui de 1922: 16 titres
  • celui de 1924: 174 titres
  • celui de 1926: 198 titres
  • celui de 1931 : 26 titres.

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DANS LES COULOIRS DU MÉTROPOLITAIN (Version complète).

C’est dans l’métro près du guichet 
Comme ell’ allait prendr’ son ticket 
Qu’il remarqua son p’tit minois coquet 
Vraiment dit-il qu’elle est jolie 
J’voudrais l’aimer toute la vie 
Elle s’aperçut au même instant 
Qu’il la regardait gentiment 
Elle eut alors un sourire charmant 
Un p’tit sourire plein d’innocence 
C’est ainsi qu’ils firent connaissance 
Ils travaillaient dans l’même quartier 
Rien d’plus facile pour causer

Refrain: 
Dans les couloirs du métropolitain 
On les voyait passer chaque matin 
Tout en pressant le pas 
Ils murmuraient tout bas 
Les beaux serments qu’on fait à cet âge là 
Sans s’offusquer des regards très moqueurs 
Qu’on leur lançait, il s’échangeaient leur coeur 
Des sourires divins 
Et des baisers câlins 
Dans les couloirs du métropolitain

Ell’ changea d’atelier bientôt 
Alors pour se voir dans l’métro 
Ce n’était plus très pratique, il s’en faut 
On s’attardait au bavardage 
Et l’on négligeait son ouvrage 
Un jour, un’ camarde lui dit 
Tu t’f’ras renvoyer, j’t’avertis 
Il vaudrait mieux que tu plaques ton ami 
Les hommes son si peu sincères 
Qu’ils ne valent pas un bon salaire 
T’as raison , dit-elle entre nous 
Je n’irai plus au rendez-vous

Refrain 
Dans les couloirs du métropolitain 
Lui chaque jour attendait son trottin 
Tristement le coeur las 
Il répétait tout bas 
J’vois qu’c’est fini, elle ne reviendra pas 
Et la fillette afin de l’oublier 
En compagnie d’ses amies d’atelier 
Courait soir et matin 
Vers les plus fous béguins 
Dans les couloirs du métropolitain

Les semaines, les mois ont passés 
Malgré des caprices passagers 
Le p’tit trottin n’a jamais oublié 
Ce si joli roman de femme 
Qui d’amour a grisé son âme 
Voilà qu’au détour d’un couloir 
Elle se retrouve en face, un soir 
Du beau jeune homme qui restait son espoir 
Ému de la voir toujours belle 
Il lui dit : tu fus bien cruelle 
Pardonn’ moi, dit-elle tout en pleurs 
Alors tremblant, fou de bonheur

Refrain 
Dans les couloirs du métropolitain 
Il embrassa son joli p’tit trottin 
Le coeur vibrant d’amour 
Ils refir’nt tour à tour 
Le beau serment de s’adorer toujours 
Et c’est ainsi chaque jour dans Paris 
L’amour brise les coeurs, les réunit 
Le soir comm’ le matin 
Dans les couloirs du métropolitain

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Sources.

http://www.delabelleepoqueauxanneesfolles.com

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