Irma la douce – Colette Renard

ENTETE
Créée en 1956 au Théâtre Gramont à Paris, Irma la Douce est à l’origine une courte pièce d’Alexandre Breffort intitulée les Harengs terribles. Cette comédie, avec  Colette Renard dans le rôle principal, connaît un grand succès et restera quatre ans à l’affiche avec 962 représentations.

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A Pigalle, un petit caïd, Nestor le Fripé, tombe amoureux d’une de ses gagneuses, Irma, surnommée la Douce en raison de son caractère fleur bleue, prostituée au cœur tendre.

Jaloux des clients de sa dulcinée, Nestor va inventer un stratagème pour qu’elle ne soit plus qu’à lui. Il crée le personnage d’Oscar, vieux riche qui chaque jour rend visite à Irma et la paie pour la conversation.

Irma candide et fleurant bon l’innocence, ne reconnaît pas son amoureux Nestor. Elle accepte le marché avec joie.

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Mais Nestor se fatigue à travailler énormément pour entretenir son double, et il décide de « tuer » son alter ego. Quand le vieil homme disparaît, il est inculpé du meurtre et condamné au bagne.

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Nestor  parvient à s’échapper et finit par prouver son innocence en faisant réapparaître le vieil homme. Les deux amoureux se retrouvent et adoptent deux jumeaux, Nestor et Oscar.

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Irma la Douce est l’une des rares comédies musicales françaises à triompher à l’étranger. À partir de 1958, elle est montée à Londres (dans une mise en scène de Peter Brook) puis à Broadway.

En 1963, elle est adaptée au cinéma par Billy Wilder avec Jack Lemmon et Shirley MacLaine.
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IRMA LA DOUCE. (Alexandre Breffort/Marguerite Monnot)

Paris la nuit pour moi
C’est Paris boniment

La romance aux néons
Qui se maquille et qui ment
Chagrins secs ou aux larmes
Qu’est-ce que vous préférez?
Y’a que du chagrin à boire
À boire et à pleurer…

Oui la nuit à Paris
Tous les cafards sont gris
Et ça fait comme un coup
Du mal par où ça passe
Viens bébé, viens chéri
J’ai de l’amour dans tes prix
Tu verras, gros jaloux
Faut que ça pleure ou que ça casse!

J’ai beau me la raconter
J’y crois pas, j’y crois plus
J’ai le cafard et c’est tout
Et y’a pas de lanturlu
Y’a pas de chansons qui tiennent
J’ai beau me la raconter
L’espoir moins qu’y’en a
Plus c’est dur à porter

Est-ce qui reviendra jamais
Mon petit homme qui m’aimait?
Vous vous foutez tous
Qu’Irma la douce en crève
Ben pour moi vous savez
Vous pouvez tous crever
Comme ça j’aurai mes soirs
Pour le revoir en rêve!

 

Tout, même à supposer
Tout d’un coup qui reviendrait
Ce serait comme qui dirait
Ce serait le quatorze juillet
Quelle fête, quelle nuit, quelle boum
Quel ciel et quelle java
J’en ai les genoux qui tremblent
Comme si qu’il était là…

Tout Montmartre avec moi
Ferait flamber sa joie
En vert, en rouge, en bleu
Comme un grand feu de bengale
On danserait dans les rues
Et je croirai ce que je crois plus
Que le Bon Dieu, pour sûr
Règne enfin sur Pigalle!!!

 

Sources.

https://lestroiscoups.fr/tag/isabelle-jouve

http://www.odyssud.com/sites/default/files/irmaladouce_dp_0.pdf

2 réflexions au sujet de « Irma la douce – Colette Renard »

  1. C’est une très belle histoire… D’une certaine manière, cela me rappelle les péripéties amoureuses des personnages des pièces du XVIIIe siècle. Le thème du double, l’alter ego paternel afin de préserver sa douce, la belle innocence…
    Un nouveau billet de Gérard qui m’a enchantée, j’aime beaucoup l’affiche, très féminine et délicieusement sensuelle.
    Gros bisous et bon week-end
    Cendrine

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