Le petit parisien (1876-1944)

Le Petit Parisien est  fondé en 1876 par le député radical Louis Andrieux. De tendance anticléricale et radicale le journal  soutient la république, la laïcisation de la société et la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Il devient assez rapidement populaire.

 

Louis Andrieux (23 juillet 1840-27 août 1931),  le fondateur du journal.

 

Une chanson humoristique, interprétée par Danyel Dorgère, illustre cet article : « Elle lisait le p’tit parisien ».

 

En 1844 Jean Dupuy en devient propriétaire. Huissier de profession, homme politique, il adopte une ligne éditoriale plus modérée que son prédécesseur.

Dès lors pendant plusieurs décennies, la famille Dupuy jouera, à travers Le Petit Parisien, un rôle politique important en France.

 

Dupuy renouvelle la formule du journal, dont le tirage ne cesse alors d’augmenter, atteignant 1 million d’exemplaires lors de l’ affaire Dreyfus qui a bouleversé la société française pendant douze ans, de 1894 à 1906.

 

 

Le premier août 1914 le journal titre sur la guerre, désormais inéluctable, et l’assassinat la veille au soir du leader socialiste alors qu’il dîne au café du Croissant dans le 2éme arrondissement de Paris.

 

 

Avec  2 millions d’exemplaires à la fin de la première guerre mondiale, Le Petit Parisien a le plus fort tirage des journaux du monde entier comme l’indique fièrement le bandeau du journal.

 

 

Jean Dupuy  élu sénateur le 3 janvier 1909, meurt le 31 décembre 1919 après avoir lancé le magazine La Science et la Vie en 1913.

Ses fils Pierre et Paul Dupuy prennent sa succession à la tête du quotidien.

 

 

Accaparé par les problèmes politiques franco-français, le Petit Parisien  met seulement  le 30 octobre en une le krach boursier survenu pourtant depuis le 24 octobre 1929 !

 

 

Dans cette époque, très riches en évènements souvent dramatiques, la presse est la principale source d’informations des concitoyens. Cela explique les tirages faramineux réalisés par un quotidien comme Le Petit Parisien.

 

 

 

En 1944, à la Libération, le journal, transformé pendant l’ Occupation par le gouvernement militaire allemand en organe de propagande, est suspendu et Pierre Dupuy, qui a succédé à son père à la direction du journal, est accusé de collaboration. (il sera acquitté).

Le Petit Parisien ne s’en relèvera pas et sa place sera alors prise par le nouveau  Parisien libéré (actuel Parisien).

 

Elle lisait le petit parisien.
Quand Sidonie vit le jour un matin
C´était déjà une enfant très précoce
Pour étonner ses parents, ses voisins
Elle vint au monde, un journal à la main.

{Refrain:}
Qu´est-ce qu´elle faisait ?
Elle lisait le P´tit parisien
Elle s´intéressait à la politique
Elle lisait le P´tit Parisien
Plus fort tirage des journaux du matin.A 14 ans elle s´enfuit sans regret
De chez sa mère qui prévint l´commissaire
On l´a r´trouva dans les water-closet
Ça f´sait déjà plus d´huit jours qu´elle y était.

Refrain
A 25 ans sur le pavé un soir
Elle dégringola du 6éme étage
Mais s’asseyant sur le bout du trottoir
Bien tranquillement chacun pouvait la voir
Refrain
A 60 ans on l’emmena en taxi
A l’hôpital pour une appendicite
Le chirurgien saisit son bistouri
Et pendant qu’on lui charcutait l’ nombril
Refrain
A 107 ans elle tomba sous l’ métro
Ce fut alors  un spectacle effroyable
Tous les wagons lui passèrent sur le dos
Mais on la vit ressortir aussitôt.
Refrain

7 réflexions au sujet de « Le petit parisien (1876-1944) »

  1. Bonsoir Gérard,

    Je viens tout juste de rallumer l’ordinateur pour quelques instants et je n’ai pu résister au plaisir de venir lire votre article. La chanson est pleine de charme et de truculence et l’histoire de ce journal, proprement passionnante. Il y a un plaisir à lire les journaux dans leur version papier. Malgré l’usage que nous faisons du net, je pense qu’il y aura toujours un lien privilégié entre le lecteur et son journal.

    Un grand merci pour vos messages que j’ai bien reçus tout à l’heure mais je n’ai pas regardé pendant plusieurs jours la partie administrative de mon blog. Je suis les conseils de mon médecin et je ne devrais pas être devant l’écran mais chut, on ne lui dira pas…

    Je vous souhaite une excellente soirée, bises très amicales

    Cendrine

  2. Bonjour Cendrine,

    Je vous remercie d’avoir bravé les recommandations du corps médical pour m’envoyer ce gentil commentaire !

    J’apprécie depuis toujours la lecture des journaux papiers même si les versions électroniques prennent peu à peu leurs places.
    J’utilise beaucoup le site Gallica ou l’on trouve de nombreux journaux anciens numérisés.

    J’espère que votre santé s’améliore et que nous pourrons très vite retrouver vos formidables articles dans Ma plume de fée dans Paris.

    Bonnes fêtes de fin d’année
    bises
    gérard

  3. Je recherche un exemplaire du Petit Parisien du 3 janvier 1897 (n° 7373). Quelqu’un peut-il m’aider ? Merci d’avance.

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