Le rhinocéros de Louis XV

rhino-lxv-new_faye_924_616b
Un rhinocéros est offert à Louis XV par le Gouverneur de Chandernagor. C’est un mâle de l’espèce indienne. Il embarque le 22 décembre 1769 et fait escale dans les îles Bourbon et de France (aujourd’hui île de la Réunion et île Maurice).

442_001

Près de six mois plus tard Il débarque à Lorient, le 11 juin 1770, un chariot spécial est construit pour le transporter, jusqu’à la Ménagerie de Versailles.

Le port de Lorient vu du quai de la machine à mâter.lorient-port

A Versailles, le rhinocéros est installé dans un enclos pourvu d’un bassin, construit spécialement pour lui. Buffon rend plusieurs fois visite au rhinocéros pour l’étudier. L’animal est plutôt agressif, Cuvier rapporte : « Il tua deux jeunes gens qui s’étaient imprudemment introduits dans son parc« .

Ménagerie de Versailles fondée par Louis XIV.Versailles_M2

En 1792, la Ménagerie de Versailles n’abrite plus que quelques animaux : un lion du Sénégal, un couagga, un bubale… et le vieux rhinocéros. Bernardin de Saint-Pierre propose leur déménagement dans la nouvelle Ménagerie du Muséum, au Jardin des Plantes. Mais le rhinocéros meurt avant son transfert vers Paris, le 2 vendémiaire an II (23 septembre 1793), noyé dans son bassin ou, suivant les sources, tué d’un coup de sabre. Sa dépouille est transférée au Muséum pour y être étudiée par les anatomistes.

Rhinocéros_de_Louis_XV

En 1793, la naturalisation d’un animal de cette taille est une première en taxidermie. Sa peau vernie est tendue sur une armature cylindrique de chêne et de cerceaux de noisetier, avec quatre poteaux pour les pattes.

En 1889, il est exposé dans la Galerie de Zoologie qui vient d’être ouverte. Il a été restauré en 1992, pour la Grande Galerie de l’Évolution.

Le rhinocéros de Louis XV est un des plus vieux spécimens de la galerie.

Le muséum National d’histoire naturelle , 57 rue Cuvier dans le 5éme arr. de Paris1

Guy Béart
CHANDERNAGOR

Elle avait, elle avait un Chandernagor de classe,
Elle avait, elle avait un Chandernagor râblé.
Pour moi seul, pour moi seul elle découvrait ses cachemires,
Ses jardins, ses beaux quartiers, enfin son Chandernagor.
Pas question, dans ces conditions,
D’abandonner les comptoirs de l’Inde.

Elle avait, elle avait deux Yanaon de cocagne,
Elle avait, elle avait deux Yanaon ronds et frais
Et moi seul m’aventurais dans sa brousse,
Ses vallées, ses vallons, ses collines de Yanaon.
Pas question, dans ces conditions,
D’abandonner les comptoirs de l’Inde.

Elle avait, elle avait le Karikal difficile,
Elle avait, elle avait le Karikal mal luné,
Mais la nuit j’atteignais son nirvana à heure fixe,
Et cela en dépit de son fichu Karikal.
Pas question, dans ces conditions,
D’abandonner les comptoirs de l’Inde.

Elle avait, elle avait un petit Mahé fragile,
Elle avait, elle avait un petit Mahé secret,
Mais je dus à la mousson éteindre mes feux de Bengale
M’arracher, m’arracher aux délices de Mahé.
Pas questions, dans ces conditions,
De faire long feu dans les Comptoirs de l’Inde.

Elle avait, elle avait le Pondichéry facile,
Elle avait, elle avait le Pondichéry accueillant.
Aussitôt, aussitôt c’est à un nouveau touriste
Qu’elle fit voir son comptoir, sa flore, sa géographie.
Pas question, dans ces conditions,
De revoir un jour les Comptoirs de l’Inde.

 

Sources.

http://www.grandegaleriedelevolution.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.