Rêvé pour l’hiver de Arthur Rimbaud

rimbaud

Arthur Rimbaud naît  le 20 octobre 1854 à Charleville dans les Ardennes. Lycéen brillant et poète précoce, Arthur excelle dans les compositions latines.

Ses premiers vers français connus datent de la fin de l’année 1869.

Le 29 août 1870, en pleine guerre, l’adolescent fugue en direction de Paris. Reconduit dans sa famille après quelques jours de prison,  il fugue une nouvelle fois pour la capitale en février 1871.

Rimbaud envoie ses poèmes à Verlaine. Ce dernier est stupéfait par les œuvres du jeune homme et le convie à le rejoindre à Paris en septembre 1871. Commence alors une vie d’errance et une liaison homosexuelle tumultueuse qui s’achèvera en juillet 1873 par les coups de revolver tirés par Verlaine sur Rimbaud.

A dix-neuf ans, Rimbaud choisit d’abandonner la poésie.

Il enchaîne les voyages : Hollande, Suisse, Allemagne, Italie, Chypre, Egypte… En 1880, il devient gérant d’un comptoir commercial en Abyssinie. En 1886-87, il se lance dans le trafic d’armes. L’affaire prometteuse tourne au fiasco.

Tombe de Rimbaud à Charleville.

tombe

Malade, il est rapatrié à Marseille ou il décède le 10 novembre 1891.

Le poète aura écrit toute son œuvre entre 15 et 20 ans.

 

interligne

 

Pour les habitués de Rimbaud, la lecture de ce poème plein d’enthousiasme pour l’éveil sentimental d’un adolescent peut surprendre. Mais c’est un rêve pour l’hiver, la saison froide et rien ne saurait refroidir les ardeurs des partenaires. 

Ce sont les premiers poèmes de Rimbaud qui ont été écrits avant sa dernière fugue pour Paris, à partir de laquelle, il connaîtra des mutations profondes.

Il demanda un ami le 10 juin 1871, de brûler tous ces vers qu’il reniait.  Heureusement il n’en fût rien ce qui  nous permet aujourd’hui d »apprécier son incroyable précocité poétique.

 

Rêvé pour l’hiver


L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l’oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée…
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou…

Et tu me diras: « Cherche! » en inclinant la tête,
Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
Qui voyage beaucoup…

 

Arthur Rimbaud

 

Sources :

http://rimbaudexplique.free.fr/poemes/reve.html

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