TAGRINE Michel jeune résistant tué le jour de la Libération de Paris

Michel Tagrine est né à Paris le 26 mai 1922, son père Boris était docteur et sa mère Marthe infirmière. Violoniste talentueux il était sorti 1er prix du Conservatoire. Il faisait partie de l’orchestre dirigé par Charles Munch. Il se produisit notamment à la salle Pleyel.

Révolté par la situation dans laquelle se trouve la capitale, Michel Tagrine entre dans la résistance dès 1940 pour lutter contre l’occupant et ses complices de Vichy : il n’a que 18 ans.

En 1944, le jeune homme est déjà considéré comme « un vieux combattant », c’est alors qu’il rejoint les Francs-Tireurs et Partisans (FTP). Il participe à diverses actions : récupération d’armes, délivrance des prisonniers de l’hôpital Tenon, distribution de tracts, édition et diffusion des journaux clandestins, les faux papiers jusqu’à la lutte armée.

Quelques jours à peine avant la grande insurrection d’août 1944, Michel Tagrine et son camarade Pierre Weill, étudiants au lycée Condorcet, effectuaient une mission de liaison à travers la capitale. Interpellés au carrefour Richelieu Drouot par des miliciens français de Darnand, ils ont ouvert le feu pour se dégager. Pierre Weill a été tué sur le coup. Blessé au bras, Michel Tagrine est parvenu à s’enfuir.

Soigné sommairement il rejoint quelques jours plus tard le groupe F.T.P. du 19e arrondissement et son P.C, installé dans la cour du centre de tri postal derrière la mairie de cet arrondissement.

Michel Tagrine, gêné par sa blessure, avait accompli jusque-là des missions d’estafette entre les positions tenues par les groupes de combat.

Dans l’après-midi, lorsque l’attaque est lancée, il ne peut plus tenir. Il demande à participer à l’assaut final.

Dans la nuit du 24 août il se rend au métro Goncourt pour participer à la libération de la caserne de la place de la République. Le lendemain matin la caserne est cernée. Des barricades bouclent la place de la République. Les allemands confinés dans la caserne lève le drapeau blanc.

Michel Tagrine alias « Lieutenant Barbier » s’avance à découvert afin de venir en aide à un blessé. Depuis la caserne un SS lui tire dessus : Michel Tagrine touché au visage est tué sur le coup. Il avait 22 ans.


Il n’aura pas vu la victoire pour laquelle il avait tant œuvré.

Au début de la rue Georges Lardennois qui serpente sur l’une des collines des Buttes-Chaumont se dresse une escalier. Le 14 juin 1997 a été inaugurée par la municipalité du 19e une plaque de rue portant le nom de Michel Tagrine.

Plaque en hommage à Michel Tagrine, dit « Lieutenant Barbier », située 17, rue du Faubourg-du-Temple, Paris Xe.

La sœur de Michel Tagrine, Nagra (13/7/1917-01/06/2003) deviendra une pianiste de renommée mondiale.

http://www.museedelaresistanceenligne.org/pedago_atelier.php?id=38&page=398

3 réflexions au sujet de « TAGRINE Michel jeune résistant tué le jour de la Libération de Paris »

  1. Elle est vraiment terrible cette histoire!
    Je ressens toujours beaucoup d’émotion devant les plaques dédiées à celles et ceux qui sont tombés lors de ces périodes si sombres.
    Merci de rendre hommage à ce jeune homme…
    Belles pensées pour toi Gérard, amitiés et gros bisous
    Cendrine

  2. Je me demande toujours quel aurait été mon comportement dans ces périodes terribles. Je n’ai pas de réponse, je peux au moins rendre hommage à ces valeureuses personnes comme Michel Tagrine

    gros bisous Cendrine

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