Victor Gilbert peintre de la Belle-époque et Frou-frou par Berthe Sylva

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La Belle Époque est une expression inventée par les Français des années 1920 pour qualifier avec nostalgie la période d’une vingtaine d’années qui précède la Première guerre mondiale de 1914.

La Belle Époque a bien existé. Cette période est marquée par une modernisation, des progrès et des transformations sociales, même si la société française est parcourue par de grandes inégalités.

Victor Gilbert aime  peindre la fraîcheur et la gaîté qui règne dans les rues de Paris à cette époque.

Victor Gilbert est placé en 1860 comme apprenti chez un peintre décorateur. Il suit, le soir, des cours d’art sous la direction du Père Levasseur, à l’École de la Ville de Paris.

Vers la fin des années 1870, son goût pour le naturalisme s’affirme et il se tourne vers la peinture de genre avec des scènes de rues, de cafés, de marchés, en particulier celui des Halles.

Victor Gilbert dans son atelier (vers 1885-1890),
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Selon la critique de ce début de XXe siècle, « la peinture de Victor Gilbert  est vivante et moderne, avec des raffinements et des délicatesses de tons d’une habileté d’une souplesse qui sentent la maîtrise ». 

Le marché aux fleurs.
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Marchande de fleurs près du Pont du Louvre (vers 1890).
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Le marché aux fleurs.
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Place du Palais-Royal, jour de pluie vers 1900.
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Le jardin du Luxembourg (qui semble être en réalité le Jardin des Tuileries), vers 1885.
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La place de la Trinité et ses marchandes de fleurs, vers 1890.
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Primé au Salon des artistes français, reconnu comme un personnage illustre de son temps Victor Gilbert est reçu dans les milieux mondains. Il témoignera également de ces moments de fêtes qui marquèrent la Belle époque.

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Témoin de son temps, Victor Gilbert s’intéresse à la stature et fierté des travailleurs des Halles, aux marchés de Paris.

Le marché des Enfants Rouges dans le 3éme arrondissement.
le marche des enfantsrouges

La Halle aux Poissons, aux Halles de Paris
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Les cuisiniers.
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Le carreau des halles.
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Victor Gilbert est mort en le 21 juillet 1933. Il est inhumé au cimetière de Montmartre.

 

note

Chanson emblématique de la Belle-Époque, Frou-frou fut créée sur scène par la chanteuse Juliette Méaly, au théâtre des Variétés à Paris le 31 octobre  1897, pour la revue Paris qui marche.

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Cette chanson a été reprise par de nombreuses interprètes dont Berthe Sylva. 

FROU-FROU  par Berthe Sylva.

La femme porte quelques fois
La culotte dans son ménage
Le fait est constaté, je crois
Dans les liens du mariage
Mais quand elle va pédalant
En culotte, comme un zouave
La chose me semble plus grave
Et je me dis en la voyant :

refrain
Frou-frou, frou-frou
Par son jupon la femme
Frou-frou, frou-frou
De l’homme trouble l’âme
Frou-frou, frou-frou
Certainement la femme
Séduit surtout
Par son gentil frou-frou

La femme ayant l’air d’un garçon
Ne fut jamais très attrayante
C’est le frou-frou de son jupon
Qui la rend surtout excitante
Lorsque l’homme entend ce frou-frou
C’est étonnant tout ce qu’il ose
Soudain il voit la vie en rose
Il s’électrise, il devient fou
refrain

En culotte, me direz-vous
On est bien mieux à bicyclette
Mais moi je dis que sans frou-frous
Une femme n’est pas complète
Lorsqu’on la voit se retrousser
Son cotillon vous ensorcelle
Son frou-frou, c’est comme un bruit d’aile
Qui passe et vient vous caresser
refrain

 

Sources.

http://www.ubiqwity.com/ubik1/ubik1access/cahiers/premiere/histoire/belleepoque/belleepoquemytherealite

http://estimation-tableau.fr/blog/victor-gilbert-peintre-de-la-belle-epoque

http://www.lillustration.com/G_a136.html

4 réflexions au sujet de « Victor Gilbert peintre de la Belle-époque et Frou-frou par Berthe Sylva »

  1. Une très belle évocation en couleurs de cette Belle Epoque riche d’évènements et d’avancées dans bien des domaines. Les tableaux de Victor Gilbert sont d’une fraîcheur inouïe! Beaucoup de naturel dans les attitudes des personnages et une vision enivrante des lieux de Paris que nous aimons profondément… La chanson, je l’aime beaucoup, ma grand-mère la fredonnait souvent, ce sont de doux souvenirs… Merci pour ce beau voyage dans l’histoire de la capitale, grosses bises et à bientôt
    Cendrine

    • on aimerait pouvoir rentrer dans les tableaux pour vivre un peu à cette époque !
      Frou-frou date de 1897 et on la chante encore aujourd’hui .. il y en a quelques unes comme ça .. ça tient du miracle !

      grand merci
      bisous
      gérard

  2. Amei conhecer esse incrível pintor e artista,nunca é tarde para conhecer belas artes,fico imensamente agradecida.
    Atenciosamente, Patrícia chagas.

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