Les Apaches à Paris

Les Apaches (ou Gang des Apaches, Apaches Gang) sont un gang du Paris de la Belle Epoque composé de jeunes membres, qui ne dépassent souvent pas vingt ans.

Géronimo le chef de la tribu Apaches.

La réputation de bravoure et de violence de la célèbre tribu  de Cochise et Géronimo a inspiré  le nom de ces jeunes voyous Parisiens de 1900 à 1920.

Les journaux contribuèrent au premier chef à la  mythologie de ce phénomène de société.

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LE PARIS APACHE.

« Les fortifs »  porte de clichy en 1887 Van Gogh

L’Apache est né sur le pavé de Paris. Il vit dans les quartiers périphériques de la capitale, dans la « zone » (des fortifications, « les fortifs ») ou la proche banlieue. Ce Paris apache correspond aux quartiers excentrés, nouveaux lieux de relégation des ouvriers (Belleville, la Chapelle, la Villette au Nord et à l’est, Javel, Grenelle et la Glacière au sud). Les travaux de Haussmann contribuent à vider le coeur du vieux Paris médiéval de ses populations les plus pauvres. Pour autant, les débits de boisson et les lieux de fête y restent concentrés. Aussi, les Halles, Beaubourg, le « Sébasto », continuent d’attirer le soir venu les bandes d’apaches.

Ces petits groupes possèdent d’ailleurs un fort ancrage territorial qui se reflète dans leurs noms exotiques: « les gars de Charonne », « les Monte-en-l’air des Batignolles », « les loups de la Butte ».


LA TENUE VESTIMENTAIRE DES APACHES.

Ces réseaux de camaraderies faiblement organisés, se retrouvent derrière un chef, aguerri et respecté. La plupart des membres des bandes n’y font que passer, tandis que le « noyau dur » du groupe ne compte que quelques individus.
Tous partagent néanmoins des valeurs communes: le refus du travail, un goût prononcé pour la fête et les bals, le vêtement. Dans un des volumes de Fantômas, une description de la tenue des apaches souligne le mélange de répulsion et de fascination pour cette « faune » exotique: « Les hommes étaient coiffés de casquettes avachies, leurs vestons avaient des coupes étranges, leurs chemises de flanelle étaient déboutonnées au col, et leur seule élégance résidait en leurs bottines d’un jaune criard, aux tiges axtravagantes, à la pointe des plus fines. Les femmes qui les accompagnaient étaient pires qu’eux. Il y avait là deux ou trois brunettes dont le col s’ornait d’un ruban rouge, dont les jupons dégrafés tombaient perpétuellement, dont la gorge, dépourvue de tout corset, avait des houles inquiétantes et vraiment révélatrices ».Il s’agit donc d’être bien mis, sans ressembler pour autant à un bourgeois.


L’ARGOT  :  Le parler des apaches.


Pour se faire comprendre facilement, sans éveiller les soupçons, les apaches apprennent à « jaspiner le jars », c’est-à-dire parler l’argot. Dans leurs bouches, les policiers se transforment en « roussin », « sergot », les couteaux en « eustache », « surin », « 22 », les femmes en « gerces »…

Le « goncier » est un bourgeois facile à tromper, dont l’apache tente de toucher « l’oseille », le « pognon ». Les « gouges », « marmites » (prostituées) sont sous la coupe des « dos », « maquereaux » ou « marlous » (souteneur). Quant au « michet » (client), il lui faut abouler de la braise pour obtenir les faveurs des ces dames.

CASQUE D’OR.

De son vrai nom Amélie HELIE, née le 17 juin 1879 à Orléans, figure du monde des
Apaches
, elle doit son surnom de « Casque d’Or » à une infirmière.
A 13 ans, elle se met en ménage avec un jeune ouvrier de 15 ans, surnommé « le Matelot ».
Plus tard, elle abandonne définitivement son jeune amant parce qu’elle trouve que leur amour sombre dans la routine !
Elle rencontre Hélène de la Courtille, qui lui offre l’hospitalité chez elle, rue Dénoyez, et sa protection sur un coin de trottoir.
On voit les deux femmes partout dans Paris. La belle Hélène emmène Amélie à « la Pomme au Lard », un des points de chute de la pègre ; elle y fait la connaissance de « Bouchon », un
souteneur qui vient juste de sortir de prison.
Séduite, elle accepte sa « protection » et continue à se prostituer.
Après nombre de déboires, elle travaille un temps avec un dompteur, a de nombreux amants, elle finit par se marier et élever quatre enfants et des neveux de son mari.
Elle meurt le 18 avril 1933 et ressuscite en 1951 dans le chef-d’oeuvre de Jacques Becker, sous les traits de Simone Signoret.

Sources :

www.culturemusette.com/histoire.htm

http://www.paperblog.fr/3813260/225-aristide-bruant-chez-les-apaches/

3 réflexions sur « Les Apaches à Paris »

  1. Ping : Verdura indorata e Fritta – petits légumes en beignets | Ma Toscane…

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