Les oiseaux de Paris, Charles TRENET, 1938

les oiseaux de paris

C’est en 1938 que Charles TRENET enregistre, sur 78 tours,  LES OISEAUX DE PARIS. Les paroles et la musique sont de lui. 

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Une chanson comme Trenet seul savait les faire. Bondissante. Pleine d’humour en l’honneur de Paris et de ses oiseaux.

« La vieille » est l’autre titre de ce 78 tours.

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LES OISEAUX DE PARIS

Quand tout dort sur la ville et que brille
Cette gueule en or, la lune,

1

Quand j’éteins du chevet la lumière,
Que je retrouve la nuit familière,
Quand je fume la dernièr’ cigarette,
Que je ferme doucement ma fenêtre

cigarette

Et que, dans le sommeil, je me glisse
Pour rêver aux plus belles délices…

delices

Les oiseaux de Paris
Me réveillent, la nuit,
Par leurs chants et leurs cris.

moineaux

Ils font bien plus de bruit
Qu’les autos,
Les oiseaux.

Chaque soir, à minuit,
Dans mon île Saint-Louis,
Tout le monde les maudit

ile

Mais moi, j’les trouve gentils,
Les oiseaux d’Paris.

Vous croyez peut-être qu’ils ont entr’ eux
D’innocents bavardages.

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Non, Mesdames, l’amour, ils font joyeux.
Ah ! Quel beau tapage.

Je ne dors plus la nuit.
Je m’remue dans mon lit

Insomnia

Et je rêve, c’est inouï,
Que je suis un oiseau de Paris.

J’ai quitté Paris pour ma province.
Les affaires, les affaires étaient bien trop minces.

village

Je vis seul, très loin, dans un village.
Je m’occupe de pêche et de jardinage.

800px-Georges_Seurat_-_Le_jardinier

Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,
C’était l’hiver tranquille et champêtre.

hiver

Le soleil cascadait dans les branches
Mais les bois étaient en robe blanche.

Un oiseau de Paris
Est venu cette nuit
Dans l’hôtel où je suis.

a

Il fait bien plus de bruit
Qu’les autos,
Cet oiseau.

Chaque soir, je lui dis :
« Si tu vas à Paris,

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Dis bonjour aux amis.
Dis bonjour à la Seine,
Au bois d’Vincennes.

bois

Va revoir ma chambre, sous les toits,
D’ où l’on voit les étoiles.

Insomnies

Porte à tous de bonnes nouvelles de moi.

Dis-leur : « Il reviendra. »

Pose-toi dans le ciel,
En haut d’la Tour Eiffel,
Au printemps qui sourit

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Et chante avec tous les oiseaux de Paris. »

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Pose-toi dans le ciel,
En haut d’la Tour Eiffel,
Au printemps qui sourit
Et chante avec tous les oiseaux de Paris. »

 

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LES OISEAUX DE PARIS
Paroles et Musique: Charles Trenet
© – 1938 – Raoul Breton

Quand tout dort sur la ville et que brille
Cette gueule en or, la lune,
Quand j’éteins du chevet la lumière,
Que je retrouve la nuit familière,
Quand je fume la dernièr’ cigarette,
Que je ferme doucement ma fenêtre
Et que, dans le sommeil, je me glisse
Pour rêver aux plus belles délices…

Les oiseaux de Paris
Me réveillent, la nuit,
Par leurs chants et leurs cris.
Ils font bien plus de bruit
Qu’les autos,
Les oiseaux.
Chaque soir, à minuit,
Dans mon île Saint-Louis,
Tout le monde les maudit
Mais moi, j’les trouve gentils,
Les oiseaux d’Paris.
Vous croyez peut-être qu’ils ont entr’ eux
D’innocents bavardages.
Non, Mesdames, l’amour, ils ont joyeux.

Ah ! Quel beau tapage.
Je ne dors plus la nuit.
Je m’remue dans mon lit
Et je rêve, c’est inouï,
Que je suis un oiseau de Paris.

J’ai quitté Paris pour ma province.
Les affaires étaient trop minces.
Je vis seul, très loin, dans un village.
Je m’occupe de pêche et de jardinage.
Ce matin, en ouvrant ma fenêtre,
C’était l’hiver tranquille et champêtre.
Le soleil cascadait dans les branches
Mais les bois étaient en robe blanche.

Un oiseau de Paris
Est venu cette nuit
Dans l’hôtel où je suis.
Il fait bien plus de bruit
Qu’les autos,
Cet oiseau.
Chaque soir, je lui dis :
« Si tu vas à Paris,
Dis bonjour aux amis.
Dis bonjour à la Seine,
Au bois d’Vincennes.
Va revoir ma chambre, sous les toits,
D’ où l’on voit les étoiles.
Porte à tous de bonnes nouvelles de moi.
Dis-leur : « Il reviendra. »
Pose-toi dans le ciel,
En haut d’la Tour Eiffel,
Au printemps qui sourit
Et chante avec tous les oiseaux de Paris. »

 

Sources:

http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 réflexions sur « Les oiseaux de Paris, Charles TRENET, 1938 »

  1. Une chanson superbe, facétieuse et gourmande, très joliment illustrée!
    Du plaisir, encore et encore!
    Les mots de Monsieur Trenet me donnent envie de voltiger au-dessus de Paris, en tant que « drôle d’oiseau »… rires!
    Belle soirée Gérard et gros bisous
    Cendrine

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