« Paris Jadis » de Jean-René Caussimon par Rochefort et Marielle

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Jean-René Caussimon a  écrit certaines des plus belles chansons de Léo Ferré,(À la Seine, Monsieur William, Mon Sébasto, Le temps du tango, Comme à Ostende….).

Dans son répertoire je viens de découvrir un petit bijou  véritable ode au Paris populaire : « Paris Jadis ».

Cette chanson a été écrite sur une musique de Philippe Sarde pour un film de Bertrand Tavernier « Des enfants gâtés ». 

Ce long métrage à la brillante distribution : Michel Piccoli, Michel Aumont, Gérad Jugnot, Thierry Lhermitte, Christine Pascal, Michel Blanc, a été tourné en 1977.

Synopsis.

Afin d’écrire dans le calme, avec son ami Pierre, le scénario de son prochain film, le cinéaste Bernard Rougerie loue un appartement dans un H.L.M. de luxe. Mais sa tranquillité dure peu. Il est convié, dès le premier soir, par sa voisine Anne, une jeune chômeuse, à une réunion de locataires. Par désoeuvrement et par secrète attirance pour Anne, Bernard se laisse bientôt prendre dans l’engrenage de la contestation.

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C’est un morceau digne des bals musettes, où l’accordéon y est évidemment roi, interprété magnifiquement par le surprenant duo, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle.

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PARIS JADIS.

(Jean Rochefort)
Dans le Paris des Républiques
L’accordéon nostalgique
A semé bien des musiques
Dont il reste des échos

(Jean-Pierre Marielle)
Dans nos cœurs, y a des rengaines
Dont les rimes incertaines
Se prenaient pour du Verlaine
Du Bruant ou du Carco

(Jean Rochefort)
Le chanteur des rues qui brâme :
« À vot’bon cœur, messieurs-dames »
Paris sera toujours Paname
Et tout ça ne vaut pas l’amour

(Jean-Pierre Marielle)
Lorsque les télés s’allument
Pauvre fantôme des brumes
S’en revient, succès posthume
Nous hanter au fond des cours

(Duo)
Et allez donc, envoie la ritournelle
De la chanson gnangnan et chauvine et vieux jeu
Réveille un peu le piano à bretelles
À chaque fois qu’on l’entend, on a les larmes aux yeux

(Jean Rochefort)
Paris, c’est plusieurs villages
Et chacun a son visage
Le seizième a son langage
Et la Bastoche a le sien

(Jean-Pierre Marielle)
On y cause en argomuche
Et Pantin se dit Pant’ruche
Ménilmontant, Ménil’muche
Et le temps n’y change rien

(Jean Rochefort)
Moi j’aime bien la Place des Fêtes
Et les choses étant bien faites
Pas loin du tabac-buvette
Y a l’église et la mairie

(Jean-Pierre Marielle)
Moi je rigole quand je pense
À ceux qui partent en vacances
En Bretagne ou en Provence
(Duo) Rien ne vaut l’air de Paris

(Duo)
Et allez donc, envoie la ritournelle
De la chanson gnangnan et chauvine et vieux jeu
Réveille un peu le piano à bretelles
On se croirait au printemps et le ciel est toujours bleu

(Jean Rochefort)
On sait bien de par le monde
Que Paris, c’est une blonde
Et les visiteurs abondent
Il en vient de tous pays

(Jean-Pierre Marielle)
La Tour Eiffel les étonne
Le Musée Grévin les passionne
Et la Seine enfin leur donne
L’attrait de ses quais fleuris

(Jean Rochefort)
Dans la lumière irisée
Ils s’en vont, l’âme grisée
Le long des Champs-Élysées
Et comprennent que Paris

(Jean-Pierre Marielle)
Restera quoi qu’il advienne
La capitale souveraine
La seule, l’unique et la reine
(Duo) Par le cœur et par l’esprit

(Duo)
Et allez donc, envoie la ritournelle
De la chanson gnangnan et chauvine et vieux jeu
Réveille un peu le piano à bretelles
Dans le genre exaltant, on ne pourrait pas faire mieux

(Rochefort siffle le refrain et Marielle fait lalala…)

 

 

Sources.

http://reverdenouveau.canalblog.com

http://www.unifrance.org

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